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Aux urnes, citoyens!

 

Mars 2015

 

 

POLITIQUE - A trois semaines des élections départementales, quel silence, toujours aussi assourdissant, sur les rendez-vous civiques de la France!

Est-ce normal? Est-ce démocratique? Est-ce républicain?

A cette heure des choix, il ne s'agit pas d'ignorer ou de polémiquer, il s'agit de placer les Français devant leurs responsabilités citoyennes, face à un nécessaire réveil démocratique. En effet, pour ce qui est des Conseils généraux, devenus Conseils départementaux, des réformes complexes ont déjà eu lieu. D'autres sont encore en discussion. Elles restent souvent ignorées. Combien de Français le savent-ils? A ce jour, 1 sur 3 d'entre eux (1 sur 2 chez les jeunes) ignorent jusqu'à l'existence du scrutin. Place d'urgence à l'information dans une société trop désorientée. Place à la motivation.

Aujourd'hui, où en sont les minima des informations ou des campagnes de communication autorisées par la loi? Pourquoi si peu de communication politique? La communication politique n'est pas une science abstraite. Elle est en prise directe avec la réalité, elle est pétrie d'humanisme. Elle a vocation à anticiper, à alerter, à faire comprendre et à être pédagogue.

C'est pourquoi il est impératif d'alerter sur la carence informationnelle et communicationnelle des élections cantonales ou régionales. Qui en parle? A quoi servent-elles? Quel changement par rapport aux récentes réformes? Quels en sont les enjeux? Qui fera quoi? Quel impact sur la vie de nos concitoyens? Plus que jamais, nous devons nous interroger sans cesse: est-ce la bonne voie pour aider au redressement de la France?

Ce rendez-vous électoral des cantonales, devenu des départementales, est parmi les plus abstentionnistes des rendez-vous électoraux. Alors que des décisions sont prises par ces élus, concernant bien souvent des aspects essentiels de notre vie quotidienne.

Combattons l'abstention. Combattons l'indifférence ou les propos "café du commerce": "à quoi bon aller voter en pleine crise économique?" N'oublions pas les luttes passées pour que nous puissions bénéficier, aujourd'hui, de ce droit de vote! Combattre l'abstention est l'affaire de tous. Voter est notre devoir républicain.

Montrons et prouvons que dans notre pays, symbole de résistance et de générosité, nous savons nous distinguer et faire la part des choses. Nous sommes déterminés, à jamais, à combattre la fatalité. J'appelle à une vaste campagne de sensibilisation à la chose publique, de comportement civique, pour que survive la démocratie, pour inscrire la France dans l'avenir d'une meilleure cohésion sociale. Si on laisse la place à cette désaffection du peuple de France pour sa démocratie, alors il ne faudra pas s'étonner que n'importe quelle solution extrémiste puisse s'installer dans le pays. La finalité de ce présent manifeste est d'insuffler un dynamisme, de secouer les inerties et de démontrer que notre pays est vigoureux, en alerte, présent, offensif, malgré toutes les difficultés. Que notre pays soit et reste fier de se nommer la France.

Chers concitoyens, élisez tous les candidats démocrates que vous voulez. Choisissez mais votez!

Ghyslaine Pierrat
Spin doctor,
Docteur en communication politique et économique.
Auteur du livre :

"La communication n'est pas 1 jeu ", ed. de L'Harmattan

@gpierrat

 
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Publicis Omnicom, ou la nécessité d’une nouvelle relance

économique française

 

GHYSLAINE PIERRAT / SPIN DOCTOR

 

 Mai 2014

 

 

 

 

Certaines nouvelles économiques transcendent les frontières naturelles. Très vite, celle-ci a occupé les médias. Un mariage était annulé, alors que les bans étaient publiés... Aussitôt dévoilé, la place de Paris a jacassé.

 

Les pubards ont échafaudé des points de vue, lors des déjeuners d'affaires ou les "after" américains. Les Britanniques ont lu plastiquement la réaction de Martin Sorrell qui a, élégamment, orienté le débat sur sa personne et WPP et ironisé.

 

La petitesse d’esprit faisait dire, en 1904, à Jean Jaurès : « Petitesse des vanités, bassesse des haines ». Franchement, le propos était malvenu.

 

L'opinion publique s'est interrogée alors : « Mais de quoi parle-t-on ? » 

Tous parlaient des fiançailles publicitaires les plus inouïes de l'année : La fusion Publicis - Omnicom était, conjointement, gelée.

 

Pourquoi n'a-t-elle pas marché ?

 

Bien sûr, c’était compliqué : marier deux groupes de publicité « leaders », apprivoiser deux cultures, comprendre deux mentalités, additionner et capitaliser les différences, travailler ensemble, créer des passerelles, mutualiser des frais, définir les postes clés, être égaux dans la gouvernance et...garder son identité, garder son âme.

 

Beaucoup de questions... Beaucoup de solutions ...à trouver. Déjà, ce n'était pas simple.

 

A cela s’ajoute, d’une part, les lenteurs administratives qui ont engendré des atermoiements, d’autre part, un capital humain mis à l'épreuve. Effectivement, dans ce genre de projet, le facteur humain était ultra - vital, absolu et entier. J'ai la faiblesse de croire, encore, que lorsqu'on donne sa parole : c'est une question d'honneur. On ne revient pas dessus à la première bourrasque de difficultés. 

Or, ai-je bien lu le « Financial Times », « Les Echos » ou autres ? Le patron d'Omnicom, . Les vents d'opportunités et de facilités tournoyaient au-dessus du deal. Il faut dire qu'à l'époque du consumérisme, de la pensée Kleenex, beaucoup changent d'avis selon les influences.

 

Il va de soi que, dans ce cas de figure, que la fidélité à une idée, à un cap, était essentielle à cette fusion. Elle devait dépasser le conjoncturel et les luttes d’influence des entourages. Ce ne fut pas le cas.

 

In fine, la finance a, aussi, semble-t-il, eu raison de la publicité. Les enjeux financiers, les enjeux de pouvoir étaient devenus une question problématique…

 

A terme, la question se posait : se battre pour une idée, était-il trop romantique et typiquement français, fallait-il continuer ? La réponse est là. 

Et pourtant, nous sommes dans l'économie mondialisée, face à laquelle la France est d'une naïveté formidable.

 

Et pourtant, existent déjà, des changements assez conséquents du panorama publicitaire mondial. Le Big data s’installe. Google, Apple, Amazon, Facebook et d'autres...investissent la publicité, multiplient les offres directes via les citoyens du monde. Bref, rivalisent allègrement la pub.

 

Et pourtant, la publicité est un formidable indicateur économique. Elle éclaire en amont sur la santé globale d’un pays. Le métier de la communication et de la pub reste avant tout d'anticiper. Plus que jamais la publicité doit se réinventer, être à l'avant-garde.

 

Chers observateurs, chers acteurs économiques et politiques, ne faudrait-il pas encourager ce genre de défi, accélérer notre évolution ? Mieux penser demain. Chercher ailleurs et autrement les solutions « créatrices d’emplois ».

 

 

 

Dans ce billet, je veux saluer la flamboyance d’un Maurice Lévy qui allie la vision et l’audace. A l'heure du déclin industriel, j'aime que l'on gamberge au-dessus des plaines de Paris et que l’on n’oublie pas un nécessaire patriotisme économique.Je défends son panache et son courage d’aller plus loin et d’oser.

 

Avoir, en France, des patrons de cette dimension est un atout pour le pays. J’apprécie également, un Bolloré qui se démène pour ses innovations, comprend le monde contemporain et va de l'avant. J'aime un Dassault qui construit parmi les plus beaux avions au monde, s’affaire aujourd’hui avec les drones (le parcours de Marcel Dassault : une légende). J'aime des PSA-Peugeot-Citroën dont les histoires ont été si singulières et qui essayent de s'en sortir, Telecom avec orange - money, innovation pour les clients débancarisés et tant d’autres réussites...

 

Ils représentent le patrimoine industriel de notre pays. Ils sont notre fierté économique. Ils sont les moteurs économiques pour créer des emplois. 

Tout cela, c'est aussi une façon de lutter contre notre diaspora économique et sociale.

 

Alors, que notre industrie vacille. Nos marchés peinent à rebondir. L'emploi fait défaut. Il faut des idées nouvelles, des moments majeurs où on doit pouvoir tracer un chemin, ensemble... Au passage, je crois aussi, selon l’adage, qu’on ne peut pas être sur les chemins, sans être soi-même le chemin. 

Dès lors, après que cette fusion Publicis-Omnicom ait été tristement mise en annexe : on se réjouit sous cape ? Ou, on déclare que notre France a besoin de ces mousquetaires industriels- économiques ? On encourage les Monte-Christo de l'entreprise ou pas ?

 

Non seulement, je choisis la deuxième hypothèse et en plus, es qualité, même modestement, j'invite chacun à comprendre qu'en « guerre économique », la seule "résistance " ne suffira pas. Qu'il faut aller de l'avant, revoir les alliances possibles, prendre de la hauteur, dessiner un sens commun, ouvrir tous les champs du possible. D’autant plus que la concurrence est là, multiculturelle, puissante et très déterminée.

 

Aujourd’hui, on a l’impression que beaucoup attendent les jours meilleurs ou de nouvelles configurations politiques. L’économie n’a pas le temps d’attendre. 

A travers cette histoire, on a besoin de bousculer les états d’esprits, de faire re-germer une prise de conscience plus forte d’être plus solidaires. On a besoin d'incubateurs.(Pourquoi ne pas ébaucher l’idée d’un projet de TGV européen ?) Quelques-uns ont des idées de relance de la croissance. D’autres peuvent développer des marchés nouveaux. Ecoutons-les, contactons-les…

 

Créer une semaine de l’excellence française

 

De mon côté, je propose une impulsion symbolique et suggère de créer « La semaine de l’excellence française, au passé, au présent et au futur ». Une semaine où on explique nos réalisations, où on refait une nécessaire pédagogie sur des légendes, (du navire Le France aux TGV, du Concorde à Airbus, des biotechnologies, des nouvelles technologies de l’information, jusqu’à Technip dans le forage, etc…). Les belles réussites existent. Cette semaine pourrait enclencher de nouveaux projets. Elle permettrait de tisser des alliances entre l’économie, le politique et la finance. Une semaine où l’on pourrait bâtir une « politique exceptionnelle d’accompagnement » de projets et d’aides à la réalisation.

 

Il est vital que le politique entre mieux dans la « danse de l’économie », appréhende différemment l’industrie et les services.

 

Le politique peut insuffler une dynamique, travailler avec une simplification administrative, créer de la richesse et arrête de taxer et taxer encore. Le politique : c’est décider. Mais décider de façon pragmatique, au cas par cas, en intelligence économique. Réfléchir à quand, comment, avec qui ?

 

Chacun comprend que l’on a besoin terriblement de concret, aujourd’hui et maintenant…

 
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Patrick Buisson, traître et / ou bouc émissaire ?

 

Mars 2014

 

GHYSLAINE PIERRAT SPIN DOCTOR

 

 Patrick Buisson, traître / bouc émissaire ?

 

En quelques heures, l’affaire Buisson a défrayé la chronique, a monopolisé les écrans. Au regard des seuls faits connus, des commentaires et des conséquences possibles, il m'apparaît nécessaire et utile de ré-affirmer quelques fondamentaux sur les métiers des femmes et des hommes dits de l’ombre.

Naturellement, l’agissement d’enregistrer des conversations, à l’insu des protagonistes, est délétère, inadmissible et dangereuse. Elle m'est étrangère, je la réprouve. Ce ne sont pas les méthodes de "spin Doctor". De plus, garder des supports numériques, (si utilité mémorielle il y avait, pendant la mandature de Nicolas Sarkozy et les conserver), me semble présenter un danger potentiel évident et violer un principe moral infranchissable. L’ayant fait, il fallait les détruire dans l’immédiat. Si l’hypothèse du Verbatim est le prétexte, il fallait relever ce qui était important pour l’Histoire, pour l’écriture, si besoin, mais il était indispensable de désagréger ces relevés numériques sonores / clés USB, rapidement.

Nous, les « spin doctors à la française » essayons de travailler avec professionnalisme et éthique. Aujourd'hui, il serait sage de se garder de globaliser l’approche à tous les conseillers de l’ombre et de banaliser la fonction ou la réduire aux faits suscités par le cas Buisson. Il est d’une absolue nécessité de travailler avec des valeurs. Parce que le « spin doctoring » est un métier, un vrai métier. Il va prendre de plus en plus d’importance. Toute personnalité publique est dans l’obligation de se doter d’un « bodygard communicationnel ». Le choix de celle-ci ou de celui-ci est grave, sérieux, capital et conséquent. La communication a changé de dimension, plus rapide, plus dense, plus puissante, elle est devenue planétaire, numérique, digitale. Les dirigeants sont dans l’ardente obligation de « gérer » cette dimension de la communication, de leur image. La non-gestion présente trop de dangers potentiels… C est pourquoi, désormais et dorénavant, le «spin doctoring » exige et exigera, en constance, de respecter quelques points majeurs.

En premier lieu, l’éthique

Nous devons être dans le respect de l’honneur. Et, nous nous devons être pétris de déontologie et d’éthique, de respect pour l’Histoire. L’Histoire de la France, notre pays nous oblige. Et les «spin doctors à la française » ont, de surcroît, une double obligation, un devoir supplémentaire dans leurs activités.

La guerre de 39/45, la propagande nazie a été d’une telle ignominie, qu’elle doit rester dans toutes les mémoires. Elle doit fixer des limites inviolables, être présente dans nos raisonnements. Cette époque doit être une boussole contemporaine pour nous, les conseillers de l’ombre. 

L’influence et le positionnement particulier du conseiller de l’ombre

On entend des commentaires sur l’influence de Patrick Buisson. Elle était, somme toute, naturelle. En situation, nous avons tous une influence de fait, et c’est pour cela que nous disons souvent qu’il faut être habité à la fois, d’une vraie humilité d’être, et d’une densité humaine, pour exercer ce métier. Etre mature. En situation encore, nous devons être immunisés du pouvoir et de ses artifices. L’influence nous est consentie, au regard de la pertinence de nos recommandations. Ce pouvoir relatif ne doit pas griser. Il est juste un corollaire de la confiance de nos clients.

En contre-partie de cette autorité déléguée, de cette influence, nous devons faire preuve d’une vraie liberté de ton et d’attitude. Et pour cela et à cause de cela, il y a parfois des "petits ergotages" entre le « spin doctor » et son client qui peut prendre ombrage de vérités que nous assénons sans ambages. C’est humain, c’est passager, c’est normal quand on est dans le "job". C’est la fonction qui veut cela. Le talent se mesure toujours au courage de dire la vérité à un dirigeant. A lui de l’accepter ou pas. A nous d’identifier tous les points faibles et d’avoir le cran d’être authentiques et téméraires. Ce n'est pas pour autant qu'on dénigre notre client... Buisson avait cette liberté de ton. Il n'était pas un "béni-oui-oui" qui flatte pour garder son job.

Bien sûr, c’est souvent un métier de chien, mais qui est passionnant, parce qu’ensemble, nous défendons des causes, connaissons des individus d’exception, participons à la vie démocratique et, parfois, aidons à écrire l’Histoire. 
Rappelons encore quelques traits caractéristiques supplémentaires et essentiels de ce métier si singulier :

L’idéologie

Nous ne sommes pas des idéologues, encore moins des militants. Nous sommes juste des professionnels. Les « spin Doctors » doivent revendiquer, comme des avocats, leur totale et entière autonomie de confiance.

 

Parce-que nous sommes dans le rythme de la vie démocratique, nous nous devons d’avoir un regard distancié, du recul, du sang froid, un pointage des erreurs (y compris des notres). C’est en partie, grâce à cette autonomie politique et à cet axe stratégique que nous sommes en mesure de remplir notre mission. Patrick Buisson a-t-il, peut-être, alors, aussi glissé sur une pente idéologique ?

Le secret

C est un travail qui suppose le secret le plus absolu. A l'évidence, nous sommes, de fait, témoins de beaucoup de situations. Nous ne pouvons dévoiler ce qu'ont été les coulisses d’une élection ou la défense d’un grand patron. C’est une fidélité à nous-mêmes. Ce secret est la marque de fabrique des « spin doctors ». C'est une des composantes essentielles du métier. Dévoiler le contenu des échanges, donner des informations stratégiques de nos clients, est, à notre sens, une trahison intellectuelle. Les fichiers numériques de Patrick Buisson ont été volés, subtilisés. Par qui ? La question reste entière. En tous les cas, la diffusion de ces fichiers numériques ne semble pas être de son propre chef. Gardons nous des jugements hâtifs.

En revanche, son devoir à lui, aurait été d’assurer le maximum de sécurité. La vérité c'est que Buisson a été très imprudent et inconséquent. Quelle idée d’enregistrer les gens ? Nous sommes parfois concernés par les sujets de sécurité nationale. Il faut être hautement conscient de cette dimension. La respecter.

L’impératif civique

Enfin, cette affaire Buisson me choque, car elle peut être le nouveau prélude à un regain de crise morale. Et, ce, juste avant les municipales. Elle peut détourner les Français du chemin des urnes. Qui le souhaite ? L’abstention est un fléau, une insulte à la démocratie, une gifle à la France.

Pour toutes ces raisons, je suis fière de défendre ce métier de communicants, de femmes et d’hommes de l’ombre. Pour toutes ces raisons, je craindrais, sur cette affaire donnée, que l’équilibre démocratique ne soit englouti par un feuilleton de délations et de surenchères…

 
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Lci : Relève - toi !

 

Tribune parue dans l’Express - décembre 2014

 

 

Après 6 mois d'hésitations pour passer sur la TNT, LCI/TF1 portent l'affaire devant le Conseil d Etat.
Aujourd'hui, LCI est en sursis.
Le conseil d'Etat va donner sous peu sa décision. 
Il est encore temps de la sauver, au nom du pluralisme. Le pluralisme : c'est aussi l'affaire de tous !

 

La question d’LCI est symbolique. Elle interpelle tous les amoureux de l’info.

LCI est une jeune fille de 20 ans. C’est déjà tout un parcours.

20 ans : 
C'est trop jeune pour mourir !

LCI, c’est la chaîne qui réfléchit, qui recherche la différence et l’excellence. Elle a un fonctionnement particulier...

Mais, comprenons-nous bien:

Il ne s’agit pas, ici, d’être "pour" LCI et d’être "contre" BFM TV ou Itélé ! Bien sûr que non... Je salue régulièrement le brio des journalistes de ces chaînes qui font aussi du bon travail.

Si elles étaient menacées par quoi que ce soit, je défendrais, BFM TV , Itélé, France 24 (elle vient de passer sur la TNT) ou France infos, de la même façon. J’aime leurs analyses. J’aime leur fougue même si, parfois, il y a du «hard news », comme l'on dit. Certes, mais ces journalistes font aussi un travail d'information formidable.

Comprenons-nous bien, encore :
Il ne s’agit pas de défendre une forme de corporatisme mais des valeurs.

L’information est une valeur démocratique, un pilier de la démocratie, elle est essentielle.
Es qualité, Spin Doctor, je suis dans le domaine des idées avant tout, c'est-à-dire dans la production d’idées opérationnelles, dans la réflexion sociétale, dans la recommandation. Je me dois d’être en prise avec l’actualité. Je dois également bien la capter, la comprendre. Pour cela, j'ai besoin de pluralisme.

Au delà de leurs propres éléments d'analyse, les Spin Doctors ont tous besoin des différents regards de journalistes, de saine concurrence, de décryptage, pour approcher, au plus près, le réel des situations.
Alain Weill est un conquérant, un homme de projets, qui va de l’avant et qui sait prendre des risques. Je l’ai rencontré. Je sais qu’au fond de lui, il ne peut que comprendre cette analyse sur le pluralisme, non ?
Les analyses comptables d’apothicaire sur la publicité sont une composante mais un un leurre pour l’horizon du journalisme. Aussi, sortons de l'univers des chiffres. Repensons l’avenir. Ensemble. Réfléchissons au sens de ce que nous devons préserver.
Et, réfléchissons sur cet enjeu du pluralisme de l'info. Il ne peut être, non plus, pensé uniquement en termes de quantité de chaînes. Il doit l'être aussi et avant tout en termes de "qualité" de cette info. Or, cette "qualité" induit des moyens financiers. Il faut une pluralité de chaînes, oui, mais pas avec une info au rabais, autrement dit un "pluralisme de la médiocrité" plutôt que de l'information de qualité. Toutes doivent avoir les moyens de travailler.

Nous sommes la France, terre de liberté, terre de maturité informationnelle. Nous sommes aussi un pays chargé d’Histoire, à l’origine de tellement d’avancées. C’est nous, tous ensemble, nous, le Peuple de France, qui avons fait ce que nous sommes...

Et, LCI : c'est aussi notre affaire.

Les médias cheminent et vibrent avec nous. Ils jouent un rôle de caisse de résonance via l'opinion publique.
Emile Zola a fait trembler les pavés de Paris, avec son « J’accuse », dans l’Aurore.
Pierre Viansson-Ponté a fait ressortir un climat du printemps de mai 68, avec « la France s’ennuie », dans Le Monde.
Du côté, des politiques François Mitterrand, lui, l'homme de l'écrit, a surpris par ses tribunes ou ses entretiens télévisés.
Charles De Gaulle, a fasciné avec ses célèbres conférences de presse où il parlait à tous,avec ses mots teintés d'humour… Chacun à sa manière a travaillé avec les médias.
Cela ne s’oublie pas…

Pardon pour le propos suivant, un peu simpliste mais qui reste un moteur intact :
La France, ma France, ne doit pas oublier de faire résonner ses échos démocratiques. Elle a toujours été citée, en exemple.
La vitalité des médias s'inscrit dans cette optique. 
Aujourd'hui, notre société est tellement marquée par le consumérisme, la dilution de l’information, la vitesse inouïe qui pulvérise tout et les changements profonds de civilisation.

Chacun sait qu'il faudrait désormais, un "électrochoc de confiance". Il faut un élan partagé, dont les médias doivent être partie prenante.

Je suggère, ici et maintenant, un sommet consacré sur l'économie des médias, sur la pluralité, une réunion sur les chaînes d’information, une réunion globale, sans exclusive, avec des politiques, des médiateurs, pour sortir, par le haut, de cette impasse dans le champ de l’économie audiovisuelle...

Les dossiers sont faits de chair et de sang. Ce sont les femmes et les hommes qui décident, n'est ce pas ?Ces femmes et ces hommes doivent se regarder, dialoguer, penser ensemble et surtout trouver la solution optimale. 
Le politique doit jouer son rôle d’écoute et de décision. Le politique ne pourrait-il mieux épouser l’économie, pour agir ?

LCI aurait dû entrer dans le débat et devenir un sujet de société. Que font les autres médias pour LCI ? 
Parlons en avant qu il ne soit trop tard. C'est au public de trancher et d'avoir droit au chapitre. C'est à TF1 de protéger son enfant.

20 ans, c'est jeune !

Qui oserait laisser tomber son enfant, en pleine croissance et pleine adolescence ?

Qui oserait faire cela dans un paysage médiatique qui ne demande que de la diversité ?

Qui oserait ?

Ghyslaine Pierrat
Spin doctor,
Docteur en communication politique et économique.
Auteur du livre :

"La communication n'est pas 1 jeu ", ed. de L'Harmattan

@gpierrat

 
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La Communication n’est pas un jeu ! 

C’est autour de ce thème que le Club Com’On se retrouvera

jeudi 28 juin 2012

pour sa 12° édition depuis sa création en 2010.


Nous aurons la joie d’être reçus à partir de 19h30 dans les jardins du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, un lieu tout à fait exceptionnel, situé face à l’Etoile :

ADRESSE :   2 rue de Presbourg, entre Marceau et Champs Elysées

Accueillis  par François Roudier, Directeur de la communication du CCFA,  nous aborderons la question de la nouvelle sociologie de l’automobile, l’évolution des comportements des conducteurs et nous analyserons les besoins en mobilité qui marqueront le XXI° siècle.


Puis nous écouterons l’une des rares spin Doctor française, Ghyslaine Pierrat, auteur de l’ouvrage « La Communication n’est pas un Jeu » paru aux éditions de l’Harmattan.

Cette femme écrivain, spin doctor, professionnelle de l’image,  apportera son regard sur les évolutions que vit la communication et comment les chefs d’entreprises perçoivent le nouveau rôle des docteurs de la com.

Une vente et une dédicace du livre seront proposées dans le courant de la soirée

Je vous rappelle que le Club Com’On créé en mars 2011 nous permet d’échanger nos savoirs, nos cartes de visite et de générer du business indirect grâce chat non virtuel …. Com’On dispose d’un site Internet où vous retrouverez les photos de nos 11 derniers évènements.

Site Facebook Com’On : http://fr-fr.facebook.com/pages/ComOn/167348613297649 

Association loi 1901. Reconnue par la Préfecture de Paris. Statuts parus au journal Officiel le 2 juillet 2011

No de parution : 20110027

 

ATTENTION : pour voir toutes les photos et illustrations, visionner ce site sur un ordinateur PC ou Mac. Sur Smartphone, il sera incomplet.